Découverte du Mont Saint Michel

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La Merveille

Mont Saint MichelLe bâtiment de la Merveille, situé juste au nord de l’église abbatiale, intègre cloître, réfectoire, salle de travail et aumônerie dans un parfait exemple d’intégration fonctionnelle. L’ensemble est constitué de deux corps de bâtiments de trois étages appuyés sur la pente du rocher.

Au rez-de-chaussée, le cellier sert de contrebutement. Puis chaque étage comporte une salle particulière de plus en plus légère au fur et à mesure que l’on accède au sommet, de puissants contreforts situés à l’extérieur permettant de soutenir le tout.

Les contraintes topographiques ont donc joué un grand rôle dans la construction de la Merveille du Mont Saint Michel.

L'Aumonerie

L'Aumonerie du Mont Saint Michel est composée de deux nefs. Les voûtes d'arêtes, de forme ogivale, reposent sur une épine de fortes colonnes dont la base et le chapiteau sont carrés. Elle est éclairée par huit fenêtres à voussures profondes, percées entre les contreforts.

Le Cellier

Le Cellier est formé de trois nefs dont les voûtes d'arêtes, ogivales et très aiguës dans les deux nefs latérales, reposent sur des piles carrées supportant les colonnes de la Salle des Chevaliers, au dessus. Vers l'ouest, une grande porte s'ouvre sur les terrasses et jardins en contrebas. A droite de la porte, un escalier pratiqué dans l'épaisseur du mur conduit à la Salle des Chevaliers.

La Salle des Chevaliers

ChevaliersLa Salle des Chevaliers du Mont Saint Michel fut bâtie entre 1215 et 1220. Elle ne prit ce nom de Salle des Chevaliers qu'après l'institution de l'Ordre de Saint-Michel, fondé par Louis XI en 1469.

Selon l'architecte Viollet-le-Duc, cette salle n'avait pas à l'origine une mission aussi noble, mais n'était probablement au XIIIe siècle que le dortoir de la garnison.

La Salle des Chevaliers est formée de quatre nefs d'inégales largeurs, les deux premières rangées de colonnes reposant sur les piles du Cellier, la troisième sur le rocher.

Les voûtes ornées à leur point de rencontre d'une clé sculptée, retombent sur des colonnes à bases octogonales très finement taillées.

Le Réfectoire

Le Réfectoire, achevé vers 1215, est sans doute la plus belle salle de la Merveille. Il se compose d'une double nef dont les voûtes formées par des arcs-doubleaux, des arcs-ogives ornés à leur jonction d'une rosette sculptée, retombent sur une épine de colonnes fondées sur celles de l'Aumonerie.
Le Réfectoire est éclairé par neuf grandes fenêtres qui s'élèvent sur toute la hauteur du vaisseau et sont divisées par un meneau supportant un linteau intermédiaire. Elles sont munies d'un banc en pierre à leurs bases.

Le Dortoir

Le Dortoir est une vaste salle élevée au dessus du Réfectoire, et dont il a les dimensions générales. Il est éclairé, au nord et au sud par de petites fenêtres longues et étroites, en forme de meurtrières. Elles sont ébrasées à l'extérieur et leurs couronnements semblent être, par leur forme particulière, en nids d'abeille.

Le cloître

CloîtreD'après les écrits de l'éminent architecte Viollet-le-Duc " Le Cloître de l'Abbaye du Mont Saint-Michel en mer est l'un des plus curieux et des plus complets parmi ceux que nous possédons en Fance... Les profils de l'ornementation rappellent la véritable architecture normande du XIIe siècle..."

Le superbe Cloître de l'abbaye du Mont Saint Michel, commencé par Thomas des Chambres, fut achevé par Raoul de Villedieu, en 1228. Sa forme générale est celle d'un quadrilatère irrégulier, composé de quatre galeries qui entourent le Préau découvert, ou Aire du Cloître.

Le Cloître s'orne de colonnes de granit rose, et trois arches sont étonnamment ouvertes sur la mer et le vide. Ces trois ouvertures devaient constituer l'entrée de la salle capitulaire qui ne fut jamais construite.

DétailDans les galeries, les écoinçons entre les archivoltes présentent de belles rosaces sculptées en creux, des figures, l'agneau surmonté d'un dais ; puis, au dessus des arcs, une frise d'enroulements ou de petites rosaces très élégantes.

Dans la galerie sud du Cloître du Mont Saint Michel, le lavatorium permettait aux moines de faire leurs ablutions obligatoires et d'accomplir, mutuellement, les cérémonies du lavement des pieds qui, selon la règle bénédictine, devait s'accomplir le jeudi de chaque semaine.

Le cloître abrite un jardin médiéval recréé en 1966 par frère Bruno de Senneville, moine bénédictin féru de botanique. Il est centré par un motif de buis rectangulaire bordé de treize rosiers de Damas. Les carrés de plantes médicinales, d'herbes aromatiques et de fleurs symbolisent les besoins quotidiens des moines au moyen-âge. Les angles sont marqués par des cinéraires maritimes.

D'après Edouard Corroyer, Description de l’Abbaye du Mont Saint-Michel et de ses Abords.
Paris, Dumoulin, 1877.