Découverte du Mont Saint Michel

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Construction du Mont Saint Michel

L'ordre de Saint MichelAu milieu du VIe siècle, le christianisme s’implante véritablement dans la baie. A cette époque, le Mont Tombe offre un abri à des ermites qui mènent une vie contemplative autour de deux oratoires. Le premier, dédié au premier martyr chrétien, saint Etienne est élevé à mi-hauteur du rocher. Il est suivi d’un second en l’honneur du premier martyr des Gaules, saint Symphorien, élevé au pied du rocher.

C'est en 710 que le "Mont Tombe" deviendra le "Mont Saint Michel au péril de la Mer" à la suite de l’édification, par l’évêque saint Aubert d’Avranches, d’un oratoire dédié à l’archange saint Michel. Aubert aurait reçu trois fois au cours de son sommeil, l'ordre de Saint-Michel de faire ériger sur le Mont Tombe un oratoire.

Pour se faire obéïr, l'archange aurait laissé la trace de son doigt sur le crâne d'Aubert. Ce crâne repose dans la cathédrale d'Avranches et porte les traces d'un tel stigmate.

Des oratoires à l'abbaye

GravureOn érigea tout d'abord une collégiale sur le Mont Saint Michel aux IXe et Xe siècles, mais c'est en 966 que l'on bâtit une abbaye bénédictine.

Des guerriers bretons ayant incendié le Mont-Saint-Michel en 1204, le roi Philippe Auguste gratifia le monastère d’une importante somme d’argent destinée à sa réfection.

Reconstruit dans le style architectural normand, avec tailloirs des chapiteaux circulaires, écoinçons en pierre de Caen, motifs végétaux, etc., le cloître de la Merveille est achevé en 1228.

La guerre de cent ans

En 1356, les Anglais prennent Tombelaine et commence le siège de l'abbaye. Peu de temps après, Bertrand du Guesclin est nommé capitaine de la garnison du Mont et remporte plusieurs victoires qui permettent d'écarter la menace anglaise pour plusieurs années.

En 1386, Pierre le Roy est élu abbé et ordonne la construction de la tour Perrine, de la tour des Corbins et du Châtelet afin de défendre l'entrée du monastère. Après la bataille d'Azincourt, le nouvel abbé, Robert Jolivet, fait construire un rempart pour protéger la ville, ainsi qu'une citerne pour alimenter le Mont en eau douce.

La Révolution française

ChâteletLes bénédictins quitteront le Mont Saint Michel en 1791, sous la Révolution, et l'abbaye deviendra alors une prison où seront incarcérés, dès 1793, plus de 300 prêtres réfractaires. Le Mont Saint Michel restera une prison près de cent ans, jusqu'à ce que des intellectuels, dont Victor Hugo, dénoncent l’abbaye-prison qui sera fermée par décret impérial en 1863.

Le retour à la vie religieuse

C'est à l'occasion d'une restauration du monument orchestrée par Viollet-le-Duc que sera érigée sur l'abbaye, en 1896, une flèche qui s'élève à plus de 170 mètres au dessus du niveau de la mer.

La destination religieuse du Mont Saint Michel fût rétablie en 1966 par le retour de quelques moines bénédictins. Mais depuis 2003, ce sont les Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris qui assurent une présence religieuse sur le Mont.